INSTITUT POUR LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET PUBLIQUES · IPEP

Baromètre d’opinion publique IPEP

Septembre–octobre 2026

Enquête sur les intentions de vote, la confiance politique, les perceptions du souverainisme, l’information et les conditions de vie en Roumanie.

VERSION FRANÇAISE

Synthèse introductive

Le Baromètre d’opinion publique IPEP, réalisé en septembre–octobre 2026 auprès de 502 personnes, fait apparaître une fragmentation marquée des préférences électorales : le PSD recueille 16,5 %, le PNL 14,1 %, l’USR 11,2 % et l’AUR 10,8 %, tandis qu’un parti hypothétique dirigé par Călin Georgescu obtiendrait 13,1 %.

Les résultats mettent en évidence deux électorats distincts pour l’AUR et Călin Georgescu, qui représentent ensemble 23,9 % des personnes interrogées.

La télévision demeure la principale source d’information (52,4 %), devant la presse en ligne (34,5 %) et Facebook (30,7 %). Par ailleurs, le terme « souverainisme » suscite principalement des associations négatives (55,4 %), contre 26,7 % d’associations positives.

L’étude met en lumière des différences importantes entre l’identité politique, les préférences électorales et les perceptions de la souveraineté nationale.

L’Institut pour les politiques économiques et publiques (IPEP) présente les résultats de son baromètre d’opinion publique de septembre–octobre 2026, une enquête sociologique consacrée à la compréhension des choix politiques, de la confiance envers les personnalités publiques et des principales préoccupations des citoyens. Elle étudie les intentions de vote, la perception du souverainisme, les orientations politiques et les différences d’opinion entre les grandes catégories sociales.

En publiant de manière transparente ses données et ses résultats, l’IPEP entend contribuer à une meilleure connaissance de la société roumaine et au développement d’un débat public fondé sur la recherche, l’argumentation et des informations vérifiables.

Méthodologie et limites de l’étude

L’étude a été menée en septembre–octobre 2026 auprès de 502 répondants, selon une méthode d’échantillonnage probabiliste, stratifié et à plusieurs degrés (par grappes). Elle couvre dix unités territoriales : Dolj, Ilfov, Constanța, Bacău, Iași, Timiș, Mureș, Cluj, Bihor et la municipalité de Bucarest. Selon la méthodologie déclarée, la marge d’erreur est de ± 4,38 % pour un niveau de confiance de 95 %, sous réserve des effets propres à l’échantillonnage à plusieurs degrés.

L’échantillon comprend aussi bien des pôles nationaux de croissance économique que des zones rurales fortement polarisées, afin de saisir les différences entre milieux urbains et ruraux, entre régions aux dynamiques économiques et sociales distinctes et entre les grands axes de développement du pays. L’enquête vise ainsi une représentativité structurelle des territoires étudiés, sans présumer automatiquement d’une représentativité statistique pour l’ensemble de la population roumaine.

Informations complémentaires et collaborations

Pour toute information sur le Baromètre IPEP, pour demander des études ou des travaux de recherche, ou pour soutenir les activités de l’institut par le biais du mécénat ou du parrainage, nous vous invitons à nous contacter : contact@ipep.ro.

Dans le Baromètre IPEP, les pourcentages relatifs aux choix électoraux sont calculés sur l’ensemble des répondants, sans exclure les personnes indécises, celles qui déclarent ne pas participer au vote ou celles qui choisissent de petits partis. Cette approche vise une présentation fidèle et transparente des résultats, sans redistribution artificielle des pourcentages au profit des principales formations politiques.

Les travaux spécialisés soulignent que la répartition proportionnelle des électeurs indécis peut introduire des erreurs dans les estimations électorales : ils constituent un groupe distinct, doté de caractéristiques et de comportements propres, dont les préférences ne correspondent pas nécessairement à la distribution des choix déjà exprimés.

L’IPEP présente donc les résultats bruts de l’enquête, en conservant toutes les catégories de réponses et sans transformer les données recueillies en une estimation hypothétique des suffrages valablement exprimés.

L’enquête IPEP n’a pas couvert les localités à population majoritairement hongroise, notamment dans les départements de Harghita et Covasna, où l’UDMR bénéficie d’un soutien électoral important. Le pourcentage obtenu par l’UDMR dans cette étude ne reflète donc pas son niveau réel de soutien à l’échelle nationale et ne saurait être interprété comme une prévision de son résultat électoral.

Cette limite géographique doit également être prise en compte dans l’interprétation des résultats des autres partis, car les préférences politiques des zones non couvertes peuvent modifier les poids électoraux au niveau national.

Il convient de rappeler que l’UDMR a obtenu 6,33 % des suffrages valablement exprimés au niveau national lors des élections législatives du 1er décembre 2024. L’absence des zones à majorité hongroise dans l’échantillon IPEP explique en partie le pourcentage plus faible relevé dans l’enquête. L’Institut pour les politiques économiques et publiques présente les résultats sans correction ni redistribution des pourcentages observés.

Intentions de vote aux élections législatives

Les résultats du Baromètre IPEP de septembre–octobre 2026 font apparaître des préférences électorales fragmentées, aucun parti ne dépassant 20 % de l’ensemble des répondants. Le PSD recueille 16,5 %, suivi du PNL (14,1 %), d’un éventuel parti dirigé par Călin Georgescu (13,1 %), de l’USR (11,2 %) et de l’AUR (10,8 %). En outre, 5,6 % des personnes interrogées déclarent qu’elles soutiendraient des candidats indépendants, tandis que les autres formations obtiennent des scores plus faibles.

Un élément important est la proportion de 18,1 % de répondants qui déclarent ne pas participer au vote. Ces résultats illustrent à la fois la dispersion des choix politiques et l’existence d’un groupe significatif ne souhaitant pas participer au processus électoral. Tous les pourcentages sont calculés sur l’ensemble des personnes interrogées, sans redistribution des non-votants ou de celles qui n’expriment pas de préférence.

Intentions de vote aux élections législatives — tableau des résultats
Choix électoralPourcentage
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses22,3 %
PSD16,5 %
PNL14,1 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu13,1 %
USR11,2 %
AUR10,8 %
Candidats indépendants5,6 %
Autres partis, chacun sous 5 %6,4 %
Total100,0 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages sur l’ensemble de l’échantillon, sans redistribution des non-réponses. « Autres partis » comprend le parti de Victor Ponta, SENS, l’UDMR, SOS România, ACT, POT et le PMP.

Près de la moitié des répondants, soit 45,8 %, ne désignent aucun parti actuellement représenté au Parlement comme choix électoral. Cette catégorie comprend les partisans d’alternatives politiques, les personnes déclarant ne pas voter et celles qui n’expriment pas de préférence claire. Ce pourcentage ne doit donc pas être entièrement interprété comme un rejet des partis parlementaires.

Note méthodologique : dans les tableaux relatifs aux intentions de vote, « Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses » regroupe les personnes déclarant ne pas participer au vote (18,1 %) et celles n’ayant pas exprimé de choix électoral clair ou ayant fourni d’autres réponses (4,2 %). Le total de 22,3 % ne correspond donc pas uniquement à l’abstention déclarée. Ce regroupement simplifie la présentation sans modifier les résultats.

Pour faciliter la lecture, les mêmes données sont représentées ci-dessous sous forme de barres, sans modification des pourcentages observés.

Intentions de vote aux élections législatives — représentation graphique
Choix électoralPourcentage
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses22,3 %
PSD16,5 %
PNL14,1 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu13,1 %
USR11,2 %
AUR10,8 %
Candidats indépendants5,6 %
Autres partis, chacun sous 5 %6,4 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages de l’échantillon total, à une décimale. Échelle des barres : 0–100 %.

L’enquête fait apparaître une segmentation de l’électorat dit « antisystème » entre l’AUR et un éventuel parti de Călin Georgescu, les deux options totalisant 23,9 % de l’ensemble des répondants. Cet ensemble ne peut pas être considéré automatiquement comme souverainiste : une partie de ce soutien peut traduire davantage le rejet des partis ayant gouverné la Roumanie que l’adhésion à une doctrine politique clairement définie.

Répartition urbaine et rurale des électorats

Le tableau suivant montre les différences entre les soutiens issus des milieux urbains et ruraux. Les pourcentages sont calculés pour chaque choix électoral : chaque ligne totalise 100 %.

Répartition urbaine et rurale selon le choix électoral
Choix électoralUrbainRural
PSD53,0 %47,0 %
PNL54,9 %45,1 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu47,0 %53,0 %
USR80,4 %19,6 %
AUR48,1 %51,9 %
Candidats indépendants78,6 %21,4 %
Autres partis, chacun sous 5 %75,0 %25,0 %
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses57,1 %42,9 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Parts calculées parmi les répondants ayant sélectionné chaque option ; 100 % par ligne. Données non pondérées.

La répartition entre zones urbaines et rurales fait apparaître d’importantes différences entre électorats : 80,4 % des soutiens de l’USR résident en milieu urbain, tandis que le PSD, le PNL, l’AUR et le parti hypothétique de Călin Georgescu présentent des répartitions relativement équilibrées. Les personnes soutenant des candidats indépendants viennent à 78,6 % des villes ; pour les petits partis recueillant moins de 5 % d’intentions de vote, cette proportion atteint 75 %.

Répartition des électorats par âge

L’analyse par groupes d’âge permet d’identifier les différences générationnelles dans le soutien aux principaux partis et de décrire la structure de l’électorat de chaque formation.

Composition par âge de chaque électorat
Choix électoral18–25 ans26–39 ans40–55 ans56–65 ansPlus de 65 ans
PSD7,2 %20,5 %32,5 %16,9 %22,9 %
PNL11,3 %22,5 %31,0 %12,7 %22,5 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu9,1 %33,3 %33,3 %13,6 %10,6 %
USR17,9 %46,4 %19,6 %5,4 %10,7 %
AUR16,7 %24,1 %20,4 %18,5 %20,4 %
Candidats indépendants7,1 %35,7 %42,9 %7,1 %7,1 %
Autres partis, chacun sous 5 %25,0 %9,4 %28,1 %15,6 %21,9 %
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses10,7 %25,0 %33,0 %9,8 %21,4 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages calculés pour chaque choix électoral. Données non pondérées ; écarts possibles de 0,1 point par arrondi.

Dans l’échantillon IPEP, l’USR présente une concentration notable de soutiens âgés de 26 à 39 ans (46,4 %), tandis que le PSD et le PNL montrent des répartitions plus équilibrées, avec des proportions importantes de personnes de plus de 40 ans. Les soutiens de l’AUR sont relativement uniformément répartis entre les cinq catégories d’âge, alors que le parti hypothétique de Călin Georgescu regroupe environ un tiers de ses partisans dans chacune des tranches 26–39 et 40–55 ans.

Ces différences décrivent la structure des répondants de l’échantillon et ne constituent pas des estimations représentatives de l’ensemble de la population.

Niveau d’études et préférences électorales

Le niveau d’études constitue un autre critère important de l’analyse. Le tableau ci-dessous présente la répartition des soutiens de chaque parti selon le dernier niveau d’enseignement achevé : études élémentaires, secondaires et supérieures.

Niveau d’études des soutiens selon le choix électoral
Choix électoralÉtudes élémentairesÉtudes secondairesÉtudes supérieuresNS/SR
PSD8,4 %57,8 %33,7 %0,0 %
PNL5,6 %36,6 %57,7 %0,0 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu12,1 %51,5 %34,8 %1,5 %
USR1,8 %25,0 %73,2 %0,0 %
AUR5,6 %46,3 %48,1 %0,0 %
Candidats indépendants3,6 %28,6 %67,9 %0,0 %
Autres partis, chacun sous 5 %12,5 %59,4 %28,1 %0,0 %
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses13,4 %51,8 %33,9 %0,9 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages calculés pour chaque électorat. Données non pondérées. NS/SR = Ne sait pas / Sans réponse. Écarts d’arrondi possibles.

Les résultats révèlent des différences dans la composition des électorats. Les diplômés de l’enseignement supérieur représentent 73,2 % des soutiens de l’USR, contre 67,9 % parmi les partisans des candidats indépendants et 57,7 % pour le PNL. À l’inverse, les personnes ayant suivi des études secondaires prédominent dans l’électorat du PSD (57,8 %), tandis que l’AUR présente une distribution proche entre études secondaires (46,3 %) et supérieures (48,1 %).

Pour le parti hypothétique de Călin Georgescu, les études secondaires représentent 51,5 % des soutiens, contre 34,8 % pour les études supérieures. Ces résultats décrivent les profils éducatifs des répondants, sans démontrer que le niveau d’études détermine les préférences politiques.

Intentions de vote parmi les diplômés de l’enseignement supérieur

Afin d’examiner le lien entre le niveau d’études et les choix politiques, le Baromètre IPEP a analysé séparément les intentions de vote des personnes ayant achevé des études supérieures. Le tableau présente la distribution des choix au sein de cette catégorie, y compris le soutien aux candidats indépendants et la non-participation au vote.

Intentions de vote des répondants diplômés du supérieur
Choix électoralPourcentage
PNL18,2 %
USR18,2 %
PSD12,4 %
AUR11,6 %
Ne se rendront pas aux urnes11,6 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu10,2 %
Candidats indépendants8,4 %
NS/SR / autres réponses5,3 %
Autres partis4,0 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 225 diplômés de l’enseignement supérieur. Pourcentages au sein de ce groupe. Données non pondérées. Les écarts par rapport à 100 % résultent des arrondis.

Parmi les diplômés du supérieur, le PNL et l’USR recueillent chacun 18,2 % des intentions de vote, suivis du PSD (12,4 %), de l’AUR (11,6 %) et du parti hypothétique de Călin Georgescu (10,2 %). En parallèle, 11,6 % déclarent ne pas participer au vote et 8,4 % choisiraient des candidats indépendants. Les préférences apparaissent donc fragmentées au sein de ce groupe.

Répartition femmes–hommes au sein des électorats

L’analyse de la composition femmes–hommes révèle des différences entre les électorats des principaux partis. Les pourcentages sont calculés séparément pour chaque option, de sorte que chaque ligne totalise 100 %.

Composition femmes–hommes de chaque électorat
Choix électoralFemmesHommes
PSD38,6 %61,4 %
PNL50,7 %49,3 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu57,6 %42,4 %
USR53,6 %46,4 %
AUR44,4 %55,6 %
Candidats indépendants64,3 %35,7 %
Autres partis, chacun sous 5 %68,8 %31,2 %
Ne voteront pas / NS-SR / autres réponses54,5 %45,5 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Chaque ligne correspond à 100 % des personnes ayant choisi l’option concernée. Données non pondérées.

Dans l’échantillon IPEP, le PSD et l’AUR comptent une proportion plus élevée de soutiens masculins, respectivement de 61,4 % et 55,6 %, tandis que le parti hypothétique de Călin Georgescu compte 57,6 % de femmes. Le PNL présente une répartition presque égale, alors que l’USR compte une légère majorité de femmes (53,6 %). Parmi les personnes soutenant des candidats indépendants, 64,3 % sont des femmes. Ces différences décrivent la composition des soutiens de chaque option.

Intentions de vote des femmes et des hommes

Afin d’illustrer les différences entre les préférences électorales des femmes et des hommes, le Baromètre IPEP a analysé séparément les intentions de vote des deux groupes. Les résultats intègrent les candidats indépendants et la non-participation au vote.

Intentions de vote chez les femmes et chez les hommes
GroupePSDPNLUSRAURParti Călin GeorgescuAutres options
Femmes12,3 %13,8 %11,5 %9,2 %14,6 %38,7 %
Hommes21,2 %14,5 %10,8 %12,4 %11,6 %29,5 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 261 femmes et 241 hommes. Pourcentages calculés séparément pour chaque groupe. « Autres options » : autres partis, indépendants, abstention déclarée et NS/SR. Écarts d’arrondi possibles.

Près de la moitié des personnes interrogées, soit 45,8 %, ne choisissent aucun parti actuellement représenté au Parlement. Ce groupe est composé de 58,3 % de femmes et de 41,7 % d’hommes, avec une répartition urbaine et rurale presque identique à celle de l’échantillon total. Environ la moitié a effectué des études secondaires et 38,3 % a achevé des études supérieures.

Autre résultat notable : 90,9 % des répondants de ce groupe pensent que la Roumanie va dans la mauvaise direction. Les données font apparaître une association entre l’absence de préférence pour un parti parlementaire et le mécontentement envers l’évolution du pays, sans prouver que ce mécontentement constitue le facteur déterminant du choix électoral.

La Roumanie va-t-elle dans la bonne ou dans la mauvaise direction ?

Nous présentons ci-dessous les résultats du Baromètre IPEP sur la perception de la direction prise par la Roumanie, en distinguant la proportion des personnes qui estiment que les choses évoluent plutôt bien de celles qui jugent qu’elles vont plutôt mal.

Perception de la direction prise par la Roumanie
RéponsePourcentage
Plutôt dans la mauvaise direction83,1 %
Plutôt dans la bonne direction16,1 %
Ne sait pas / Sans réponse0,8 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées.

Les résultats du Baromètre IPEP de septembre–octobre 2026 témoignent d’une perception principalement négative de la direction du pays : 83,1 % des répondants estiment que les choses vont plutôt dans la mauvaise direction, contre seulement 16,1 % qui jugent l’évolution plutôt positive. La part des personnes n’exprimant pas d’opinion se limite à 0,8 %.

Ces résultats indiquent un niveau élevé de mécontentement parmi les personnes interrogées, au-delà de leurs préférences électorales.

Perception de la direction du pays selon les préférences électorales
Choix électoralBonne directionMauvaise directionNS/SR
PSD12,0 %88,0 %0,0 %
PNL40,8 %57,7 %1,4 %
USR37,5 %62,5 %0,0 %
AUR1,9 %96,3 %1,9 %
UDMR25,0 %75,0 %0,0 %
SOS România0,0 %100,0 %0,0 %
POT0,0 %100,0 %0,0 %
Autres options / abstention / NS-SR8,3 %90,9 %0,9 %
Ensemble de l’échantillon16,1 %83,1 %0,8 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages au sein de chaque électorat. « Autres » inclut les autres partis, indépendants, non-votants et réponses indéterminées. Prudence pour l’UDMR (4 personnes), SOS România (3) et POT (1). Écarts d’arrondi possibles.

Dans le Baromètre IPEP, la perception négative de la direction prise par la Roumanie est majoritaire dans toutes les catégories électorales étudiées. Ainsi, 96,3 % des soutiens de l’AUR considèrent que le pays va dans la mauvaise direction, contre 88,0 % des électeurs du PSD, 62,5 % de ceux de l’USR et 57,7 % de ceux du PNL. Dans la catégorie des personnes ne choisissant pas de parti parlementaire, le mécontentement atteint 90,9 %.

Ces résultats montrent que la perception négative ne se limite pas aux sympathisants de l’opposition : elle est également présente parmi les soutiens des partis participant au gouvernement.

Confiance envers les personnalités politiques

Question : « Dans quelle mesure faites-vous confiance aux personnalités suivantes ? (Ne répondez que pour celles dont vous avez entendu parler.) »

Les résultats mettent en évidence des niveaux de confiance différents pour les six personnalités étudiées. Călin Georgescu recueille 27,9 % de réponses « Beaucoup de confiance », suivi d’Ilie Bolojan (19,5 %) et de George Simion (16,3 %). Cette proportion s’établit à 11,6 % pour Sorin Grindeanu, 11,2 % pour Dominic Fritz et 7,2 % pour Nicușor Dan.

Degré de confiance envers six personnalités politiques
PersonnalitéBeaucoupPeuAucuneN’en a jamais entendu parlerNS/SR
Călin Georgescu27,9 %16,5 %54,4 %0,8 %0,4 %
Ilie Bolojan19,5 %21,9 %57,0 %1,2 %0,4 %
George Simion16,3 %23,5 %58,8 %1,0 %0,4 %
Sorin Grindeanu11,6 %26,7 %54,4 %7,0 %0,4 %
Dominic Fritz11,2 %15,5 %50,8 %22,1 %0,4 %
Nicușor Dan7,2 %31,3 %60,8 %0,4 %0,4 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Parts de l’échantillon total, y compris les personnes ne connaissant pas la personnalité. Données non pondérées. Écarts d’arrondi possibles.

Concernant l’absence totale de confiance, Nicușor Dan recueille la part la plus élevée de réponses « Aucune confiance » (60,8 %), suivi de George Simion (58,8 %) et d’Ilie Bolojan (57,0 %). Sorin Grindeanu et Călin Georgescu affichent chacun 54,4 %, contre 50,8 % pour Dominic Fritz.

Pour chacune des six personnalités étudiées, plus de la moitié des répondants déclarent ne leur accorder aucune confiance, ce qui souligne le niveau élevé de défiance politique au sein de cet échantillon.

Réponses « Aucune confiance » — représentation graphique
Personnalité politiqueAucune confiance
Nicușor Dan60,8 %
George Simion58,8 %
Ilie Bolojan57,0 %
Călin Georgescu54,4 %
Sorin Grindeanu54,4 %
Dominic Fritz50,8 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Proportion ayant choisi « Aucune confiance » ; barres sur une échelle de 0 à 100 %.

Réponses « Beaucoup de confiance » — représentation graphique
Personnalité politiqueBeaucoup de confiance
Călin Georgescu27,9 %
Ilie Bolojan19,5 %
George Simion16,3 %
Sorin Grindeanu11,6 %
Dominic Fritz11,2 %
Nicușor Dan7,2 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Proportion ayant choisi « Beaucoup de confiance » ; barres sur une échelle de 0 à 100 %.

Afin d’examiner le lien entre préférences électorales et confiance envers les personnalités politiques, le tableau suivant présente, pour chaque électorat, la personnalité recevant le plus fréquemment la réponse « Beaucoup de confiance ».

Personnalités suscitant le plus de confiance dans chaque électorat
ÉlectoratPersonnalité la plus citéeBeaucoup de confiance
PSDSorin Grindeanu54,2 %
PNLIlie Bolojan67,6 %
USRDominic Fritz57,1 %
AURGeorge Simion et Călin Georgescu59,3 % chacun
Parti hypothétique de Călin GeorgescuCălin Georgescu95,5 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : les électorats concernés. Pourcentages calculés séparément parmi les soutiens de chaque choix électoral.

La personnalité faisant l’objet de la plus forte défiance varie selon l’électorat. Dominic Fritz enregistre le niveau le plus élevé de défiance parmi les électeurs du PSD, George Simion parmi ceux du PNL et Călin Georgescu parmi ceux de l’USR. En revanche, Ilie Bolojan concentre les plus fortes proportions de réponses « Aucune confiance » auprès des soutiens de l’AUR comme auprès des partisans du parti hypothétique de Călin Georgescu.

Personnalités suscitant le plus de défiance dans chaque électorat
ÉlectoratPersonnalité la plus citéeAucune confiance
PSDDominic Fritz73,5 %
PNLGeorge Simion88,7 %
USRCălin Georgescu91,1 %
AURIlie Bolojan90,7 %
Parti hypothétique de Călin GeorgescuIlie Bolojan89,4 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : les électorats concernés. Pourcentages de réponses « Aucune confiance » parmi les soutiens de chaque choix ; données non pondérées.

Dans le Baromètre IPEP, les personnes résidant en milieu urbain déclarent le plus fréquemment avoir beaucoup confiance en Ilie Bolojan (22,0 %), tandis que dans les zones rurales la personnalité la plus citée est Călin Georgescu (37,2 %).

Perceptions du « souverainisme » et du « mouvement souverainiste »

Question : « Quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit lorsque vous entendez “souverainisme” ou “mouvement souverainiste” ? »

L’analyse du Baromètre IPEP révèle une perception majoritairement négative du souverainisme : 55,4 % des répondants associent le terme à des expressions de rejet, comme « extrémisme », « stupidité », « scandale » ou « méfiance ». À l’inverse, 26,7 % évoquent des associations positives telles que « patriotisme », « espoir », « indépendance » ou « justice ». Les 17,9 % restants emploient des termes neutres, descriptifs ou ambigus, sans appréciation nette.

Perceptions du souverainisme
Type d’associationPourcentage
Associations négatives / de rejet55,4 %
Associations positives26,7 %
Associations neutres / ambiguës17,9 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Catégories établies par une interprétation des réponses libres.

Ces résultats suggèrent que, parmi les personnes interrogées, le souverainisme est plus souvent associé aux manifestations et aux comportements attribués aux mouvements politiques qui revendiquent ce terme qu’aux principes de souveraineté nationale. Toutefois, la question ne permet pas d’établir cette distinction avec certitude. Les données indiquent surtout l’existence d’un enjeu de perception publique, le terme présentant une forte connotation négative dans l’échantillon étudié.

Associations négatives avec le souverainisme selon l’électorat
ÉlectoratAssociations négatives
USR85,7 %
PNL77,5 %
PSD66,3 %
AUR18,5 %
Parti hypothétique de Călin Georgescu10,6 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : les électorats concernés. Pourcentages calculés séparément dans chaque électorat. Classification interprétative des réponses libres.

Les résultats du Baromètre IPEP montrent d’importantes différences dans la perception du souverainisme selon les préférences électorales. Les associations négatives sont particulièrement fréquentes parmi les soutiens de l’USR (85,7 %), devant le PNL (77,5 %) et le PSD (66,3 %). Elles sont présentes chez seulement 18,5 % des soutiens de l’AUR et 10,6 % de ceux qui voteraient pour un parti hypothétique de Călin Georgescu.

Ces résultats révèlent une différence marquée de perception entre électorats, sans démontrer que la préférence politique détermine cette perception.

Associations négatives (55,4 %). Les réponses les plus fréquentes sont « extrémisme » et « extrémistes » (16 occurrences cumulées), « stupidité » et « stupides » (10), « scandale » et « fauteurs de troubles » (9), « voleurs » et « vol » (8), « communisme » et « communistes » (7), « méfiance » (6), « faux » et « imposteurs » (6), « danger » et « dangereux » (5), « mal » et « mauvaises personnes » (5), ainsi que « mensonges » et « menteurs » (4).

Ces associations indiquent que les perceptions négatives sont principalement liées à l’extrémisme, aux comportements publics, au manque de confiance et à la crédibilité des personnes identifiées au mouvement souverainiste.

Associations positives (26,7 %). Les réponses les plus fréquentes sont « patriotisme », « patriote » et « patriotes » (15 occurrences cumulées), « espoir » (11), « indépendance » et « indépendant » (7), « justice » (6), « avenir » (5), « liberté » (3), « fermeté » (3), « normalité » (3), « changement » (3), « combattants » (3), « courage » et « courageux » (3), et « chance » (3).

Ces réponses témoignent d’une association favorable du souverainisme avec le patriotisme, l’indépendance nationale, l’espoir d’un avenir meilleur et la volonté de changement.

Quelle est la priorité la plus urgente ?

Cette question vise à comprendre comment les répondants établissent leurs priorités lorsqu’ils doivent choisir entre la défense de l’indépendance nationale et des ressources du pays, d’une part, et une action politique ponctuelle, d’autre part. Au-delà des préférences électorales et des perceptions des mouvements politiques, les réponses éclairent l’importance accordée à la souveraineté, à l’intérêt national et à la protection des ressources de la Roumanie.

Choisir l’une de ces deux priorités n’exclut cependant pas nécessairement le soutien à l’autre.

Q8 — Quelle est la priorité la plus urgente ?
Option de réponsePourcentage
Défendre l’indépendance et les ressources nationales, même en cas de désaccord avec les décisions de l’UE / de Bruxelles59,2 %
Suspendre le président Nicușor Dan32,3 %
Ne sait pas / Sans réponse8,6 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages de l’échantillon total. Total de 100,1 % dû à l’arrondi.

Les résultats montrent que 59,2 % des personnes interrogées accordent la priorité à la défense de l’indépendance et des ressources nationales, tandis que 32,3 % choisissent la suspension du président Nicușor Dan. Cette distribution suggère que la préoccupation pour la souveraineté nationale dépasse les frontières des préférences politiques et ne doit pas être confondue avec la sympathie envers les partis souverainistes.

Priorités des répondants ayant une perception négative du souverainisme
Priorité choisiePourcentage
Défendre l’indépendance et les ressources nationales62,6 %
Suspendre le président Nicușor Dan25,9 %
Ne sait pas / Sans réponse11,5 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 278 personnes associant négativement le terme « souverainisme ». Pourcentages au sein de ce groupe uniquement. Classification interprétative des réponses.

Le croisement des résultats révèle que 62,6 % des personnes ayant une association négative avec le terme « souverainisme » choisissent néanmoins la défense de l’indépendance et des ressources nationales comme priorité, y compris dans l’hypothèse de désaccords avec les institutions européennes. À l’inverse, 25,9 % privilégient la suspension du président Nicușor Dan et 11,5 % ne formulent pas de choix.

Cette différence suggère qu’une perception négative du souverainisme, en tant que terme ou mouvement politique, n’équivaut pas nécessairement à un rejet du principe de souveraineté nationale. Pour une part importante des répondants, défendre l’indépendance et les ressources de la Roumanie reste prioritaire, même lorsque le mot « souverainisme » suscite des associations négatives. La question mesurait toutefois un choix entre deux priorités, et non le degré de patriotisme des personnes interrogées.

Afin d’identifier les préférences politiques des personnes favorables à la suspension du président Nicușor Dan, l’IPEP a croisé cette réponse avec les intentions de vote aux élections législatives.

Intentions de vote des répondants favorables à la suspension du président Nicușor Dan
Choix électoralPourcentage
Parti hypothétique de Călin Georgescu22,8 %
Ne se rendront pas aux urnes19,1 %
PSD15,4 %
AUR15,4 %
PNL8,0 %
NS/SR / autres réponses6,8 %
USR5,6 %
Autres partis4,9 %
Candidats indépendants1,9 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : les répondants ayant choisi la suspension. Parts calculées au sein de ce groupe uniquement. Écarts d’arrondi possibles.

Les résultats montrent que les soutiens à la suspension proviennent de plusieurs électorats. Parmi eux, 22,8 % voteraient pour un parti hypothétique de Călin Georgescu et 19,1 % déclarent ne pas participer au vote. Le PSD et l’AUR représentent chacun 15,4 %, contre 8,0 % pour le PNL et 5,6 % pour l’USR. Le soutien à la suspension ne se limite donc pas à un seul parti et apparaît également chez des répondants proches de formations gouvernementales.

Perception d’un éventuel partenariat politique de l’AUR

Question : « Avec laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous plutôt d’accord ? »

Pour comprendre la perception des relations entre les principales formations politiques roumaines, le Baromètre IPEP a examiné un éventuel rapprochement entre l’AUR et les partis traditionnels. Les répondants devaient indiquer s’ils associaient davantage l’AUR à un partenariat politique avec le PSD ou avec le PNL.

Perception d’un éventuel partenariat politique de l’AUR
RéponsePourcentage
AUR en partenariat avec le PSD76,1 %
AUR en partenariat avec le PNL12,5 %
Ne sait pas / Sans réponse11,4 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Pourcentages de l’ensemble de l’échantillon.

Les résultats montrent que 76,1 % des répondants perçoivent l’AUR comme plus proche du PSD, contre 12,5 % qui l’associent au PNL. L’écart suggère que l’AUR est principalement associé, dans les perceptions recueillies, à un éventuel partenariat avec le PSD. Cela ne confirme toutefois aucun accord existant entre ces partis.

Pour comprendre comment les soutiens de l’AUR et du parti hypothétique de Călin Georgescu perçoivent ces alliances possibles, le Baromètre IPEP a analysé conjointement leurs réponses.

Partenariat de l’AUR perçu par les soutiens de l’AUR et de Călin Georgescu
Partenariat perçuPourcentage
AUR en partenariat avec le PSD81,7 %
AUR en partenariat avec le PNL10,8 %
Ne sait pas / Sans réponse7,5 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 120 répondants favorables à l’AUR ou au parti hypothétique de Călin Georgescu. Pourcentages au sein des deux électorats réunis. La question mesure la perception d’un partenariat, non le soutien à une alliance.

Parmi les soutiens de l’AUR et du parti hypothétique de Călin Georgescu, 81,7 % associent l’AUR davantage à un partenariat possible avec le PSD, contre 10,8 % avec le PNL. Cela reflète une perception prédominante d’un rapprochement AUR–PSD, sans signifier nécessairement que les répondants souhaitent cette alliance.

Sources d’information sur la politique et l’actualité nationale

Question : « Quelles sources utilisez-vous le plus souvent pour vous informer sur la politique et les actualités nationales ? (Cochez au maximum DEUX réponses.) »

Afin de mieux comprendre la formation des opinions politiques, le Baromètre IPEP a étudié les principales sources d’information utilisées par les répondants, notamment la télévision, la presse en ligne, les réseaux sociaux et les conversations directes. Chacun pouvait sélectionner au maximum deux sources.

Principales sources d’information sur la politique et l’actualité nationale
Source d’informationPourcentage
Télévision (TV)52,4 %
Presse en ligne34,5 %
Facebook30,7 %
Discussions avec la famille, les amis ou les collègues27,9 %
TikTok19,9 %
YouTube8,6 %
Instagram7,6 %
Telegram1,6 %
Ne sait pas / Sans réponse1,2 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Jusqu’à deux réponses possibles par personne : la somme des pourcentages peut dépasser 100 %.

La télévision reste la source d’information politique la plus fréquemment mentionnée, avec 52,4 % des répondants, devant la presse en ligne (34,5 %) et Facebook (30,7 %). Les discussions avec la famille, les amis ou les collègues constituent également une source importante (27,9 %), tandis que TikTok est cité par 19,9 %.

Ces données illustrent la coexistence des médias traditionnels et des plateformes numériques, ainsi que le rôle des échanges interpersonnels dans la formation des opinions politiques.

Pour mettre en évidence les différences entre les habitudes d’information des principaux électorats, le tableau suivant présente les trois sources les plus souvent mentionnées par les soutiens de chaque formation.

Les trois principales sources d’information des soutiens des grands partis
Électorat1re source2e source3e source
PSDTélévision – 73,5 %Facebook – 34,9 %Discussions directes – 31,3 %
PNLTélévision – 56,3 %Presse en ligne – 45,1 %Discussions directes – 33,8 %
USRPresse en ligne – 66,1 %Discussions directes – 32,1 %Facebook – 23,2 %
AURTélévision – 59,3 %Facebook – 37,0 %Presse en ligne – 29,6 %
Parti hypothétique de Călin GeorgescuTikTok – 48,5 %Télévision – 36,4 %Facebook – 34,8 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : les électorats concernés. Pourcentages au sein de chaque électorat. Maximum deux sources par personne : les sommes par ligne ne sont pas égales à 100 %.

Le Baromètre IPEP fait apparaître des différences entre électorats. La télévision constitue la première source pour les soutiens du PSD (73,5 %), de l’AUR (59,3 %) et du PNL (56,3 %). Les soutiens de l’USR citent le plus fréquemment la presse en ligne (66,1 %). En revanche, parmi les répondants favorables au parti hypothétique de Călin Georgescu, TikTok (48,5 %) est la première source, devant la télévision et Facebook.

Ces résultats décrivent des différences dans les pratiques d’information, sans démontrer que l’utilisation d’une plateforme donnée détermine les préférences politiques.

Revenus des ménages et niveau de vie

Question : « Comment évaluez-vous les revenus cumulés de votre famille ? »

La situation économique des ménages est un indicateur important du niveau de vie et des difficultés rencontrées par les personnes interrogées. Le Baromètre IPEP a cherché à établir dans quelle mesure les revenus couvrent les besoins essentiels et permettent d’épargner.

Situation économique des ménages
Appréciation des revenus cumulés de la famillePourcentage
Nos revenus ne suffisent même pas à couvrir les besoins essentiels16,1 %
Ils suffisent uniquement à couvrir les besoins essentiels, sans achats supplémentaires26,1 %
Ils nous assurent un niveau de vie décent, mais nous ne pouvons pas acheter des biens très coûteux44,6 %
Nous pouvons mettre de l’argent de côté ou acheter des biens de valeur12,4 %
Ne sait pas / Sans réponse0,8 %
Total100,0 %

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées.

Les résultats montrent que 42,2 % des répondants connaissent des difficultés économiques : les revenus de leur ménage sont insuffisants ou couvrent seulement les besoins essentiels. Dans le même temps, 44,6 % déclarent bénéficier d’un niveau de vie décent, mais disposent de possibilités de consommation limitées ; seuls 12,4 % indiquent pouvoir épargner ou acheter des biens de valeur.

Les 10 principales conclusions du Baromètre IPEP

Septembre–octobre 2026

  1. Le mécontentement quant à la direction du pays est très élevé

    83,1 % des répondants pensent que la Roumanie va dans la mauvaise direction, contre seulement 16,1 % qui évaluent positivement son évolution. C’est l’un des constats les plus nets de l’enquête.

  2. L’offre politique est fragmentée et l’abstention déclarée est importante

    18,1 % des répondants déclarent qu’ils ne se rendraient pas aux urnes. Le PSD recueille 16,5 %, le PNL 14,1 %, le parti hypothétique de Călin Georgescu 13,1 %, l’USR 11,2 % et l’AUR 10,8 %. Aucune formation ne rassemble un quart des réponses de l’échantillon total.

  3. L’AUR et le parti hypothétique de Călin Georgescu constituent deux options électorales distinctes

    Les deux options totalisent 23,9 % des répondants, mais 10,8 % seulement choisissent l’AUR. Cet écart suggère que le soutien à Călin Georgescu ne se reporte pas automatiquement sur l’AUR.

  4. La défiance envers les personnalités politiques est généralisée

    Pour les six personnalités étudiées, plus de la moitié des répondants déclarent n’avoir aucune confiance. Les proportions atteignent 60,8 % pour Nicușor Dan, 58,8 % pour George Simion et 57,0 % pour Ilie Bolojan. Călin Georgescu recueille 27,9 % de réponses « Beaucoup de confiance », mais aussi 54,4 % de réponses « Aucune confiance ».

  5. Le terme « souverainisme » suscite principalement des perceptions négatives

    La classification des réponses libres fait apparaître 55,4 % d’associations négatives, 26,7 % de positives et 17,9 % de neutres ou ambiguës. Les associations négatives sont plus de deux fois plus fréquentes que les favorables.

  6. Rejeter le terme « souverainisme » ne signifie pas rejeter la souveraineté nationale

    Parmi les personnes associant négativement ce terme, 62,6 % privilégient néanmoins la défense de l’indépendance et des ressources de la Roumanie lorsqu’elles doivent choisir entre cette priorité et la suspension du président. Ce résultat suggère une distinction entre la perception d’un mouvement politique et l’importance accordée aux intérêts nationaux.

  7. L’AUR est perçu comme plus proche du PSD que du PNL

    76,1 % des répondants associent l’AUR à un possible partenariat avec le PSD, contre 12,5 % avec le PNL. Parmi les soutiens de l’AUR et du parti hypothétique de Călin Georgescu, la part choisissant le PSD atteint 81,7 %. Il s’agit d’une perception, non de la confirmation d’une alliance.

  8. L’âge, le sexe et les études sont associés à des différences entre électorats

    Chez les diplômés du supérieur, le PNL et l’USR recueillent chacun 18,2 % des choix. Le PSD obtient 21,2 % parmi les hommes, contre 12,3 % parmi les femmes ; le parti hypothétique de Călin Georgescu recueille 14,6 % chez les femmes, contre 11,6 % chez les hommes.

  9. La télévision reste la principale source d’information politique

    52,4 % des répondants citent la télévision, 34,5 % la presse en ligne et 30,7 % Facebook. La presse en ligne est la plus fréquemment mentionnée par les soutiens de l’USR (66,1 %), tandis que TikTok domine parmi les soutiens du parti hypothétique de Călin Georgescu (48,5 %).

  10. Les difficultés économiques concernent une part importante des personnes interrogées

    42,2 % déclarent que les revenus familiaux ne couvrent pas les besoins essentiels ou permettent seulement d’y faire face. Une autre proportion de 44,6 % bénéficie d’un niveau de vie décent sans pouvoir se permettre des biens coûteux. Seuls 12,4 % disent réussir à épargner ou à acheter des biens de valeur.

Synthèse générale

Le Baromètre IPEP met en évidence, parmi les personnes interrogées, un fort mécontentement quant à la direction du pays, une défiance envers les personnalités politiques et une fragmentation des préférences électorales. Parallèlement, la préoccupation pour l’indépendance nationale et la protection des ressources de la Roumanie peut exister indépendamment de la sympathie pour les formations se présentant comme souverainistes.

Les différences entre électorats se manifestent selon les caractéristiques sociales, le niveau d’études et les sources d’information. L’étude souligne également l’importance de la situation économique des ménages et de la confiance publique.

Source : Baromètre IPEP, septembre–octobre 2026. Base : 502 personnes interrogées. Les résultats décrivent l’échantillon étudié et ne sauraient être automatiquement généralisés à l’ensemble de la population roumaine. La classification des réponses libres sur le souverainisme relève d’un codage interprétatif.

Informations complémentaires et collaborations

Pour toute information sur le Baromètre IPEP, pour demander des études et travaux de recherche, ou pour soutenir les activités de l’institut par des partenariats et des parrainages, contactez-nous : contact@ipep.ro.

 
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